L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

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mardi, 07 février 2017 00:00

Norbert Jonard

C’est avec tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Norbert Jonard dont les obsèques ont eu lieu lundi 6 février. Il avait commencé sa carrière universitaire à Lyon. Après avoir soutenu sa thèse de Doctorat d’État à l’âge de trente ans, il fut nommé Professeur à l’Université de Dijon en 1963. Il y professa jusque en 1997. Très nombreux sont les enseignants du second degré de l’Académie de Dijon qui, grâce à l’érudition de ses cours, ont passé avec succès les concours du CAPES et de l’agrégation. Norbert Jonard fut à plusieurs reprises membre du jury de l’agrégation externe d’italien puis président du jury. Ses anciens étudiants gardent de lui l’image d’un intellectuel rigoureux mais aussi celle d’un conseiller attentif qui savait les écouter et les encourager.

Spécialiste du XVIIIe siècle italien, il fut l’auteur de très nombreuses études critiques parmi lesquelles nous citerons ses ouvrages sur Baretti, la Commedia dell’arte, Goldoni, Parini, le siècle des lumières en Italie, ou la vie à Venise au XVIIIe siècle (Prix Broquette-Gonin 1966 de l’Académie française). Il étendit le domaine de ses recherches au XIXe siècle, notamment à Leopardi dont il publia une biographie intellectuelle qui lui valut à nouveau en 1979 un prix de l’Académie française. Il fut aussi l’auteur d’une introduction au théâtre de Pirandello, d’un essai sur Italo Svevo et d’une histoire du roman italien des origines au décadentisme pour ne citer que ses publications essentielles.

 

Son inlassable activité de chercheur ne l’empêcha de participer à la vie de l’Université de Bourgogne. Doyen de la faculté des langues pendant de très nombreuses années, directeur du centre de recherche sur le XVIIIe siècle, il fut aussi vice-président de l’Université. Membre de la SIES dès qu’elle fut créée, il participa régulièrement aux assemblées générales. L’italianisme perd un collègue érudit dont les travaux étaient unanimement reconnus tant en France qu’à l’étranger.

Lu 750 fois Dernière modification le mercredi, 03 mai 2017 07:19