L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

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dimanche, 21 mai 2017 20:08

Le traumatisme de Caporetto

UNIVERSITE SORBONNE NOUVELLE-PARIS 3

Le traumatisme de Caporetto. Histoire, littérature et arts

 COLLOQUE INTERNATIONAL

Paris, 9 et 10 novembre 2017 

CIRCE (Centre Interdisciplinaire de Recherche sur la Culture des Échanges) EA 3979 LECEMO

Comité d’organisation : Maria Pia De Paulis-Dalembert, Alessandro Giacone, Francesca Belviso

 La bataille de Caporetto (24 octobre – 12 novembre 1917) sur le front italo-autrichien a représenté un traumatisme profond pour la nation italienne. Aujourd’hui encore, dans le langage courant, le mot « Caporetto » est synonyme de défaite, de désastre. 

Cent ans après cette blessure individuelle et collective, dans une optique pluridisciplinaire et interdisciplinaire, et par le biais de la notion complexe de « traumatisme », ce colloque international voudrait s’interroger sur les aspects historiques, politiques, militaires qui ont entraîné la défaite. Les angles d’approches, les types de documents, les genres et les formes littéraires, artistiques pour aborder cet événement ponctuel seront multiples : textes politiques et militaires, presse, récits, journaux intimes, témoignages, romans, poésie, documentaires. L’expérience de Caporetto a été (re)vécue par les écrivains-soldats et/ou soldats-écrivains et abordée sous l’angle du témoignage d’un trauma individuel obsédant. La réflexion prendra en compte également les conséquences inédites, parce que difficiles à appréhender et à comprendre à l’époque, sur le plan physique et psychique.

Les stratifications temporelles – concernant aussi bien la lecture historiographique, militaire et politique que les écrits mémoriels et fictionnels – représentent un facteur important pour la réappropriation d’un fait qui n’a eu de cesse de questionner l’histoire et l'identité italiennes. Dans le processus de remémoration (non seulement des faits, mais aussi du fonctionnement/bouleversement du langage du corps), les formes de la représentation du choc subi sont à appréhender autant dans la dimension de l’immédiateté du vécu que dans la revisitation mémorielle a posteriori. La restitution d’un traumatisme étant par essence reconstruction de la mémoire du traumatisme lui-même, il s’agira d’étudier les mécanismes par lesquels la rupture violente d’un équilibre déjà instable revit dans le langage autobiographique ou artistique entendu aussi comme exutoire et résilience.

 

Appel à communications en pièce jointe

Lu 407 fois Dernière modification le jeudi, 01 juin 2017 18:20