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Francesco Venturi, Genesi e storia della «trilogia» di Andrea Zanzotto, Pisa, ETS, 2016, 265 pp. 

Le 18 octobre 2011, peu après son quatre-vingt-sixième anniversaire, disparaissait Andrea Zanzotto (né à Pieve de Soligo le 10 octobre 1921). Cinq ans après la mort de ce poète de la Vénétie, les recherches sur son œuvre, engagées depuis un certain temps déjà, compte tenu de l’originalité et de la notoriété de ses publications (notamment à partir de La Beltà en 1968) se poursuivent (dans différentes langues) avec de nouvelles générations de chercheurs, tels que Giorgia Bongiorno, Alberto Russo, Donatella Favaretto (pour la France), et Luca Stefanelli (pour l’Italie). En 2015, Luca Stefanelli avait publié aux éditions Mimesis (Milan-Udine), un volume significatif, intitulé Il divenire di una poetica (il logos veniente di Andrea Zanzotto, dalla Beltà a Conglomerati), une clé exégétique pour comprendre une des périodes de la maturité du poète.

Cette année, c’est au tour de Francesco Venturi, jeune chercheur, post-doctorant de la Durham University, de faire paraître un essai important, qui ouvre de nouvelles perspectives sur la connaissance de l’œuvre de l’un des poètes les plus significatifs de la deuxième moitié du 20ème siècle : il publie aux éditions ETS de Pise, les 265 pages de la Genesi e storia della « trilogia » di Andrea Zanzotto.

Ludovic L'Arioste, La Comédie du Coffre et Pris l'un pour l'autre

Introduction, traduction et notes de Pauline Rougier

Neuville Sur Saône, Chemins de tr@verse, Coll. Chemins it@liques, 2014, 280p.

 


La traduction de Pauline Rougier est une traduction inédite (la dernière traduction datait du xixème siècle) de deux pièces « mineures » de l’Arioste. Elle nous présente les éditions et les codex sur lesquels elle a travaillé ainsi qu’une chronologie des traductions : au xvième, en 1552, celle de Jean Pierre de Mesmes et en 1835 celle de Théodore Muret qui opère un certain nombre d’altérations sur le texte source en ôtant certains passages qu’il juge obscènes.

mardi, 26 avril 2016 00:00

Nicolas Machiavel, La Clizia

Nicolas Machiavel, La Clizia,

Introduction, traduction et notes de Fanélie Viallon,

Neuville, Chemins de tr@verse, Coll. "Chemins it@liques", 2013, 96p.

 

Fanélie Viallon nous propose dans ce volume numérique une nouvelle traduction de la Clizia de Machiavel, précédée d’une longue introduction présentant tant le contexte de création et les hypothèses historiques concernant l’écriture de la comédie que les choix de traduction. Cette introduction est l’occasion de retracer la carrière théâtrale de Machiavel tout en l’insérant dans les événements politiques de son temps.
La dimension historique et le rapport de la fable avec les événements contemporains à l’écriture, en particulier les guerres d’Italie, mènent à une réflexion sur la dimension autobiographique de l’œuvre, sans tomber cependant dans la recherche systématique d’une adéquation entre biographie et fiction théâtrale. Cette mise en contexte historique est également l’occasion de souligner la différence de ton d’avec la Mandragore ; car cette édition apparaît bien, avant tout, comme naissant d’une volonté de réhabilitation de la Clizia. Cette pièce semble en effet avoir toujours été lue à l’ombre de la première, tant lors de sa création que par les lecteurs récents, peut-être arrêtés par une tradition de traduction trop littéraire et peu théâtrale.

mardi, 23 février 2016 00:00

Alceste: una storia d’amore ferrarese

Eugenio Bolognesi, Alceste: una storia d’amore ferrarese. Giorgio de Chirico e Antonia Bolognesi, Fondazione Giorgio e Ida de Chirico, Maretti Editore, 2015.

Nel 1977, Maria Bolognesi (1903-1991) incarica sua figlia Rita Vallini e suo genero Giovanni Resca di occuparsi dello sgombero della casa di sua sorella Antonia, defunta da poco, in corso Isonzo numero 14 a Ferrara. Nella distribuzione dei mobili e delle suppellettili tra i parenti, viene rinvenuto un pacchettino contenente la corrispondenza personale ricevuta da Antonia durante la sua giovinezza: si tratta di un incartamento in velina ingiallita lasciato in un cassetto fino a un giorno del 2012 nel quale Giovanni Resca ed Eugenio Bolognesi (pronipote di Antonia) decidono di aprirlo.

dimanche, 11 octobre 2015 00:00

La guerre mise en scène

sous la direction de Jean-François Lattarico

Neuville, Chemins de tr@verse, Coll. "Chemins it@liques", 2013, 272p.

 

 

Se il tema al centro della miscellanea curata da Jean-François Lattarico, vale a dire la guerra e la sua rappresentazione artistica e letteraria, appare senz’altro decisivo per la cultura e per la sensibilità del Seicento, non meno importante è la prospettiva da cui tale tema è indagato nei nove saggi che compongono il volume: una prospettiva che deriva da un luogo di osservazione circoscritto – e per certi versi privilegiato – quale il palcoscenico teatrale, che nel xvii secolo si rivela spesso capace di offrire una sintesi icastica di fenomeni culturali più ampi. Ne testimoniano per l’appunto i contributi riuniti in questo libro, che ripercorrono l’itinerario tracciato da una fertile giornata di studi tenutasi a Parigi nel 2011. Diversi per approccio e per campo d’indagine, i nove saggi costituiscono delle incursioni puntuali nella drammaturgia secentesca, e danno conto al contempo, su un piano più vasto, del rapporto tutt’altro che lineare che la cultura del Barocco intrattiene con le vicende belliche e con la loro trasposizione sulla scena.

vendredi, 02 octobre 2015 00:00

G. Hérelle, Gabriel d'Annunzio...

Georges Hérelle, Gabriel d’Annunzio ou théorie et pratique de la surhumanité,

édité par/A cura di Mario Cimini, col. Liminaires, vol. 36, Berne, Peter Lang, 2015, 425 p.

 

Recension, en français et en italien, par Muriel Gallot

 

Voir pièce-jointe

 

 

 
mardi, 16 juin 2015 00:00

Florence, berceau de la Renaissance

Théa Picquet, Florence, berceau de la Renaissance, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, 2015, 170 p.


Manuel d'histoire indispensable, consacré à la ville de Florence, creuset de la Renaissance, marquée notamment par la floraison des arts figuratifs et des belles lettres, par la redécouverte des textes et de la pensée antiques, par la philosophie néo-platonicienne, l'ouvrage rédigé par Théa Picquet, professeur de littérature et de civilisation italiennes de la Renaissance à l'Université d'Aix-Marseille, se propose d'appréhender, en sept chapitres (première partie, p. 9-79), suivis d'une riche anthologie de textes en langue italienne (deuxième partie, p. 89-167), la spectaculaire histoire florentine considérée dans la longue durée (entre le XIIIe et le XVIe siècle), sous des angles différents mais complémentaires (société, politique, économie, culture, littérature, arts) et selon des échelles de valeur variables, prenant en compte le contexte local et régional (les acteurs de la politique, de la société, de l'économie, des arts, de l'humanisme, de la philosophie), ainsi que le contexte international, dominé en Europe par l'empereur et le pape.

vendredi, 24 avril 2015 00:00

M. Menna, Giuseppe Antonio Borgese...

 MIRKO MENNA, Giuseppe Antonio Borgese, un antifascista in America, attraverso il carteggio inedito con Giorgio La Piana (1932-1952). (Collection Liminaires, vol. 35), Berne, Suisse, Peter Lang ed., 2015, p. 394.

Dans la  traduction en français de l’ouvrage politique de Borgese, Goliath the March of Fascism (publié en 1937 aux États-Unis), Étiemble note avec humour combien il était difficile de se procurer Rubè en 1986, ou tout autre livre de Borgese, l’auteur  ayant eu la malchance d’être quasi homonyme de « Borges », ce qui amenait une remarque du libraire : « Sans doute ignorez-vous la prononciation de l’espagnol ? C’est la jota, dans Borges ! » ; et pourtant, note le grand critique, « il s’agit du seul grand roman italien sur la montée du fascisme ». La traduction de Goliath par Étiemble, qui  était prête en 1939 pour Gallimard, parut chez Desjonquères en 1986. La version italienne date de 1946. Rubè1, paru en 1921, ne fut plus réédité entre 1933 et 1946. La présence de l’auteur reste encore discrète dans les histoires de la littérature italienne, y compris dans la Treccani. Borgese apparaît  rarement dans les programmes et dans les concours. Cependant, la  Fondazione « G. A. Borgese » à Polizzi Generosa (province de Palerme), ville natale de l’auteur, depuis 2002 contribue à rassembler les chercheurs. Déjà depuis la fin du XXe siècle, les communications, rééditions et colloques se sont multipliés en Italie.

lundi, 20 avril 2015 00:00

Gli scritti americani di E. De Amicis

Luigi Cepparrone, Gli scritti americani di Edmondo De Amicis, Soveria Mannelli, Rubbettino, 2012

 

 

Va innanzitutto lodata l’impostazione euristica cui è improntato il volume di Cepparrone che propone una disamina autorevole e lungimirante di testi deamicisiani accomunati dai temi dell’emigrazione e dell’America. Seguendo questo filo conduttore dalle molteplici sfaccettature, il lettore viene invitato a scoprire il volto nuovo e perfino inaspettato di un autore un po’ apoditticamente vincolato al suo capolavoro Cuore. Si delinea così un panorama assai più complesso dell’impostazione che è invalsa presso una critica che ha trascurato una parte cospicua della produzione di De Amicis.

mardi, 24 mars 2015 00:00

Dante Pirovano, Il Dolce Stil Novo

Dante, Pirovano,  Il dolce stil novo, Roma, Salerno Editrice, 2014, 360p.

Cela pouvait paraître une gageure que de se risquer à écrire encore sur la poésie italienne des origines sans répéter ce qui a déjà été dit des centaines de fois, mais, après sa splendide présentation en 2012 des Poeti del dolce stil novo (Poeti del Dolce stil novo, a cura di D. Pirovano, Roma, Salerno Editrice, [« I Diamanti »] 2012, pp. XLVIII-800), Donato Pirovano réussit avec ce nouveau livre, Il dolce stil novo, monographie sur le dolce stil novo, un coup de maître. Il s’agit sans doute là pour le moins d’un instrument de travail des plus appréciables, qui se présente comme un état des lieux sur la question du dolce stil novo, mais qui est loin de n’être que cela ; Donato Pirovano s’y fait le médiateur entre les diverses voix célèbres qui se sont hasardées à parler de ce sujet.

André Pézard, Dante e il pittore persiano. Note sul tradurre. Introduction et traduction de Viviana Agostini-Ouafi

Postface de Jean-Yves Masson, Mucchi Editore, Modène, 2014, 120 p.
L’avertissement d’André Pézard à l’œuvre complète de Dante publiée en 1965 dans la collection « Bibliothèque de la Pléiade », ainsi que les avertissements complémentaires ajoutés aux éditions de 1967, 1975, 1979 et 1983, viennent d’être traduits en italien par Viviana Agostini-Ouafi, Maître de Conférences et spécialiste en traductologie du Département d’Études italiennes de l’Université de Caen-Basse Normandie.

Bajani Andrea, La vita non è in ordine alfabetico, Torino, Einaudi, 2014, 130 p.

   Il semble bien que ces derniers temps les récits brefs et les petites histoires presque infantiles recueillies dans de petits livres de poche que l’on lit souvent un peu à la va vite reviennent à la mode. Bref, on dirait bien que les enfants qui ont grandi en lisant Gianni Rodari (1920-1980) se sont désormais mis à écrire. Au vu des jolis succès en la matière de quelque grands auteurs, qu’il suffise de penser à Dieci prove di fantasia de Cesare Segre (1928-2014), cela semblait être un défi non des moindres que de réussir à ne pas faire l’objet de la moquerie publique en publiant un livre intitulé La vie n’est pas en ordre alphabétique.

Rosa Giulio, Gli infiniti disordini delle cose. Sullo Zibaldone di Leopardi, Salerno, Edisud, 2012, 300 p.
  

À l’intérieur de cet essai sur le Zibaldone (1817-1832), Rosa Giulio réalise, avec habileté et grand soin philologique, toute une série de recherches sur les différents topoi au sein de l’œuvre de Giacomo Leopardi (1798-1837).
L’étude se compose de deux parties principales : Il disagio della civiltà et La breve trama della vita. Dans la première partie Giulio examine la poétique léopardienne à travers le rapport entre les « anciens » et les « modernes » et à travers une dialogue serrée et enrichissante avec Le moœurs et le caractère des Italiens, sixième livre de la Corinne (1807) de Madame de Staël (1766-1817).

Igor Candido, Boccaccio umanista. Studi su Boccaccio e Apuleio, Ravenna, Longo Editore, 2014, 167 p.

La publication de cet ouvrage s'inscrit dans un contexte remarquable pour les études boccaciennes, après la parution il y a à peine plus d'un an d'une nouvelle – et magistrale – édition du Décaméron, basée sur un texte entièrement revu par Maurizio Fiorilla et dotée de riches outils critiques par Amedeo Quondam et Giancarlo Alfano (Milano, BUR, 2013). C'est dans ce cadre que nous devons aborder ce texte, conçu par Igor Candido comme le premier volume d'une série consacrée à la présence des auteurs de l'Antiquité dans l'œuvre de Boccace.

Lucio Fauno [Giovanni Tarcagnota], Il compendio di Roma antiqua, a cura di Gennaro Tallini, Firenze, Franco Cesati Editore, 2014, 144p.


L’édition critique réalisée par Gennaro Tallini se concentre sur un type d’ouvrage tout à fait particulier de la production italienne du XVIème siècle. En effet, le Compendio constitue un guide touristique établi par l’éditeur Giovanni Tarcagnota sous le pseudonyme de Lucio Fauno. Il nous faut insister également sur le pseudonyme utilisé par l’auteur de l’ouvrage, Lucio Fauno, utilisé pour signer certaines commandes éditoriales, alors que l’auteur proprement dit, Giovanni Tarcagnota rédige, de son côté, d’autres ouvrages. Le guide de Giovanni Tarcagnota s’inscrit dans une perspective claire de commande où viennent se superposer des exigences politiques et éditoriales.