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dimanche, 03 décembre 2017 09:06

F. Montorsi, L’apport des traductions de l’italien dans la dynamique du récit de chevalerie (1490-1550)

Le très bel ouvrage de Francesco Montorsi, intitulé L’apport des traductions de l’italien dans la dynamique du récit de chevalerie (1490-1550) s’inscrit pleinement dans l’étude de la « translatio studi » entre l’Italie et la France, non seulement sur un plan strictement littéraire, à travers une étude minutieuse de traductions, mais aussi plus largement au niveau culturel, puisque sont étudiés la réception des romans de chevalerie auprès du public au xvième siècle, les éditions et les éditeurs, entre l’Italie et la France et, enfin, la catégorie littéraire du roman de chevalerie. L’étude des traductions constitue un angle d’approche pertinent des circulations entre les deux pays comme l’affirme Roger Chartier : « Son ouvrage constitue ainsi une contribution originale permettant de comprendre l’apparent paradoxe qui fait des traductions de l’italien un laboratoire pour que, comme l’énonce l’ode de louange du traducteur Jacques Vincent, « soit faitte/nostre langue plus parfaite » (Préface, p. 9).

L’ouvrage souligne tout d’abord l’abondance des traductions de l’italien en France au xvième siècle. Tout livre publié en Italie était traduit en français à partir de 1530-35 puis en 1550 : on traduit donc Pétrarque, Boccace, Castiglione, L’Arioste, Boiardo, Machiavel, Sannazar, Bembo, Alberti. L’objectif est donc d’enrichir la langue et la littérature françaises, grâce au soutien de François 1er, Marguerite de Navarre, Catherine de Médicis, Henri ii, Diane de Poitiers qui, férus de culture italienne, commandent ces traductions.

La première partie de l’ouvrage s’emploie à définir le genre du  « roman de chevalerie » qui n’existait pas au Moyen Âge et à la Renaissance puisque n’existait que le mot « roman » pour des textes en prose ou en vers. Montorsi opère donc une distinction critique inédite entre « vieux romans » comme Lancelot et Tristan (romans arthuriens contenant beaucoup d’invraisemblable) et « nouveaux romans » comme l’Amadis et le Roland Furieux. Le Morgante (1519) et le Guerrin Meschino (1530) apparaissent, quant à eux, comme de « vieux romans ». L’Amadis, traduit par Herberay des Essarts, en 1540, représente l’année zéro des « nouveaux romans » avec une présentation matérielle inédite et une nouvelle ambition littéraire, celle de la naissance de la prose française.

Montorsi explique ensuite la disgrâce soudaine des romans de chevalerie. Les romans arthuriens sont considérés comme invraisemblables et concurrencés par L’histoire aethiopique d’Héliodore traduite par Amyot, histoire distrayante mais morale et vraisemblable. Ils cessent d’être réimprimés après 1530 alors que les nouveaux romans sont imprimés en caractères romains, format in folio, accompagnés de gravures au goût du jour et d’un paratexte. À cheval sur plusieurs genres (roman sentimental, texte historique, poème épique ou littérature didactique), le roman de chevalerie est encore critiqué comme étant un « fatras », ou perçu comme « songes de malades », car il ne répond plus aux attentes des nouveaux censeurs. Il est pourtant réimprimé en 1570-90 et 1615-30 et donc lu par un public. En effet, Montorsi n’hésite pas à mener une enquête sociologique originale, grâce aux inventaires de bibliothèques, aux prix hypothétiques des livres, et aux différents témoignages pour retrouver le profil des lecteurs des romans de chevalerie (noble ou nouvelle élite de robe, mais parfois plus populaire avec les prêts de livre ou les locations, par les femmes et les jeunes).

Dans une seconde partie, Montorsi mène une étude autour de quatre traductions. Il examine d’abord les traductions de deux « vieux romans » que sont le Guerrin Meschino et le Morgante de Pulci. Il insiste sur la traduction la moins littérale, celle du Morgante, proche de l’adaptation. Il peut se prévaloir du travail effectué dans la première partie et se sert avec efficacité des résultats obtenus (catégorie littéraire, réception des textes) pour analyser les romans traduits.

Le Guerrin Meschino est à la fois un récit carolingien et un roman d’aventures. Sa traduction en prose de 1530 réalisée par Jean de Cucharmois et imprimée à Lyon, est littérale avec une tendance cependant à la réduction, par des résumés ou des éliminations (d’un développement géographique, d’un récit de voyage, d’épisodes animaliers). Elle n’a pas l’ambition de vouloir renouveler le récit chevaleresque ou la prose française.  

L’adaptateur du Morgant, quant à lui, fait entrer ce poème héroïco-comique original dans le moule des vieux romans en prose, en mettant en avant le géant et la défaite de Roncevaux dans une perspective de christianisation (ajout du baptême de Morgant et de sa lutte contre les infidèles) qui a sans doute à voir avec la croisade contre les turcs de 1517-1518. Cette traduction du texte de Pulci de 1519, anonyme, mais sûrement réalisée par un homme d’église, a néanmoins été l’objet de dix réimpressions à Paris et à Lyon, une traduction en langue allemande manuscrite et une traduction en espagnol.

L’adaptateur met en place un découpage du texte en chapitres là où les chants originaux étaient bien plus longs, il opère un certain nombre de réajustements, des épisodes peu vraisemblables sont supprimés comme la disparition de l’épisode de l’homme sauvage. Les passages du poème peu édifiants ou peu convenables et ceux qui semblaient étrangers à la tradition littéraire des romans français sont également gommés : élimination des muses et de la mythologie antique, des passages sur l’appétit sexuel ou alimentaire comme ressort comique, les blasphèmes, l’épisode de Margutte, les épisodes de magie noire. Il insère enfin une image de Charlemagne plus digne, une réflexion sur les flatteurs et les traîtres dans les cours, des passages extraits des chroniques, transpose les noms propres, tirés à loisir d’autres romans chevaleresques.

Puis Montorsi examine les deux « nouveaux romans » de Boiardo et l’Arioste et leurs traductions dont les deux auteurs, Jean des Gouttes et Jacques Vincent, hommes de lettres, ont à cœur de renouveler la matière romanesque tout en s’inscrivant dans le projet d’illustration de la langue française.

Pour l’Arioste, la traduction fait le choix de la prose et celui de la littéralité, avec des latinismes et des néologismes calqués sur l’italien. Seule une amplification de la thématique sentimentale est visible dans les allégories pour lesquelles Montorsi livre des passages en annexe avec les textes en regard.

La traduction de Boiardo par Jacques Vincent (1549-1550) a été réimprimée trois fois (1574-1577-1578). Cet homme de lettres talentueux mais sans fortune cherche un mécène en Diane de Poitiers et se plaint de la dureté de son travail. Montorsi a mené un travail de recherche important sur ce traducteur et livre des éléments précis et inédits de sa bibliographie, les différentes traductions qu’il a effectuées dans d’autres langues et démontre de manière très pertinente, par de minutieux sondages, que Vincent a utilisé deux sources pour sa traduction, la réécriture de Domenichi et, plus souvent, le texte original de Boiardo. Il explique la révolution linguistique de l’époque et le coup fatal porté par l’Arioste. Montorsi établit également un relevé de toutes les modifications, en parlant d’une méthode de traduction libre, même si cette affirmation pourrait être nuancée. Les modifications sont étudiées de manière scrupuleuse et pertinente, en sous chapitres, autour du style et des principaux thèmes. Les résultats sont énoncés avec beaucoup de rigueur et une fine connaissance des textes italiens. Il s’agit tout d’abord d’une plus grande intervention de l’auteur qui ajoute un style orné, notamment à travers une complexification syntaxique, une multiplication des figures rhétoriques, une extension des tournures superlatives, de l’accumulation, et de l’explicitation de la prose, suivant en cela l’idéal de la langue française, riche et abondante, sur le modèle de la traduction de l’Amadis. Les ajouts thématiques sont : le réalisme d’après le principe de la vraisemblance, la mythologie (suivant l’exemple des préfaces de Du Bellay ou citant le nom de Diane de Poitiers à qui Vincent dédicace sa traduction) et l’amplification de la thématique amoureuse, sur le modèle des romans sentimentaux (Vincent avait traduit des romans de ce type). Les suppressions sont liées à une valorisation plus grande de la chevalerie, de Roland notamment et de Charlemagne, qui ne peuvent plus être ridicules ou comiques et, enfin, à une radicalisation païens-chrétiens absente du texte original.

Ce travail très fin et extrêmement documenté montre de quelle façon Vincent réécrit le Roland Amoureux comme un nouveau roman sentimental avec une revalorisation héroïque et religieuse des chevaliers pour le public français. Cet ouvrage est précieux à bien des égards, tant pour l’étude inédite des traductions que pour les recherches plus sociologiques sur le public, les bibliothèques ou encore pour la recherche de nouvelles définitions critiques du genre flou qu’était le roman de chevalerie.

Pascaline Nicou

Ujm – Saint-Étienne

 

 

Francesco Montorsi, L’apport des traductions de l’italien dans la dynamique du récit de chevalerie (1490-1550), Classiques Garnier, Paris, 2015, 432 p.

L’apport des traductions de l’italien dans la dynamique du récit de chevalerie (1490-1550), interessante monografia di Francesco Montorsi, si iscrive perfettamente nel campo della « translatio studii » tra Italia e Francia, non solo ad un livello strettamente letterario, limitato ad uno studio minuzioso delle traduzioni, ma anche a livello culturale. Esamina infatti anche la ricezione dei romanzi cavallereschi da parte del pubblico del xvi secolo, le differenti edizioni delle opere e i loro editori, e infine la categoria letteraria del romanzo cavalleresco in Italia e in Francia.

L’analisi delle traduzioni costituisce una prospettiva rilevante per quanto riguarda gli scambi culturali tra i due paesi, come afferma Roger Chartier: «La sua opera costituisce pertanto un contributo originale, che permette di comprendere l’apparente paradosso che rende le traduzioni dall’italiano un laboratorio cosicché, come enuncia l’elogio del traduttore Jacques Vincent, «sia fatta/nostra lingua più perfetta» (Prefazione, p. 9).

La monografia rileva in primis l’abbondanza delle traduzioni dall’italiano durante il xvi secolo in Francia. Ogni libro pubblicato in Italia comincia ad essere tradotto in francese a partire dal 1530-35, poi a partire dal 1550: troviamo quindi le traduzioni delle opere di Petrarca, Boccaccio, Castiglione, Ariosto, Boiardo, Macchiavelli, Sannazaro, Brembo, Alberti. L’obiettivo è quello di arricchire la lingua e la letteratura francesi, grazie al sostegno di Francesco i, Margerita di Navarra, Caterina de’ Medici, Enrico ii e Diana di Poitiers, che, appassionati della cultura italiana, commissionano queste traduzioni.

Nella prima parte del volume, Montorsi definisce il genere del «romanzo cavalleresco» che non esisteva né nel Medioevo né nel Rinascimento, veniva infatti utilizzato il termine «romanzo» sia per i testi in prosa che per quelli in versi. L’autore applica quindi una distinzione inedita tra «vecchi romanzi» come la leggenda di Lancillotto o di Tristano (romanzi cortesi appartenenti al ciclo arturiano, dal contenuto inverosimile) e «nuovi romanzi» come l’Amadigi e l’Orlando furioso. Il Morgante (1519) e il Guerrin Meschino (1530) figurerebbero invece tra i «vecchi romanzi». L’Amadigi, tradotto nel 1540 da Herberay des Essarts, segna l’anno zero dei «nuovi romanzi», attraverso la presentazione di un contenuto inedito, e della rinnovata ambizione letteraria legata alla nascita della prosa francese.

Successivamente Montorsi espone quello che è stato il brusco declino dei romanzi cavallereschi. In antagonismo con Le Etiopiche di Eliodoro tradotte da Amyot, opera avvincente, ma dal contenuto morale e verosimile, i romanzi arturiani sono considerati come inverosimili, ragion per cui le ristampe vengono interrotte a partire dal 1530, mentre i «nuovi romanzi» vengono stampati in caratteri romani, in folio, accompagnati da stampe dell’epoca e di un paratesto. A cavallo tra diversi generi (romanzo sentimentale, testo storico, poema epico, letteratura didattica), il romanzo cavalleresco viene ulteriormente criticato e definito «accozzaglia», o «farneticazione », dal momento che non soddisfa più le aspettative dei nuovi censori; ciononostante viene ancora ristampato negli anni tra il 1570-90 e il 1615-1630, e quindi di nuovo letto dal pubblico dell’epoca. Montorsi non esita a condurre un’indagine sociologica originale grazie agli inventari delle biblioteche, ai prezzi ipotetici dei libri e alle varie testimonianze, per individuare il profilo tipico del lettore di romanzi cavallereschi (generalmente si tratta di un lettore appartenente all’aristocrazia, alla nobiltà di toga, talvolta risulta invece appartenere ad un ceto più popolare. Questo fu reso possibile dai prestiti o dai noleggi dei libri consentiti a donne e giovani).

Nella seconda parte Montorsi conduce uno studio su quattro traduzioni specifiche, incominciando con le traduzioni di due «vecchi romanzi»: il Guerrin Meschino e il Morgante di Pulci. Si sofferma in particolare sulla traduzione meno letterale, quella del Morgante, che si avvicina all’adattazione. Avvalendosi del lavoro svolto nella parte precedente, si serve con efficacia dei risultati ottenuti (categoria letteraria, ricezione dei testi) per analizzare i romanzi tradotti.

Il Guerrin Meschino è insieme una leggenda carolingia e un romanzo d’avventura: la traduzione in prosa del 1530 realizzata da Jean di Cucharmois e stampata a Lione, è più letterale, nonostante una tendenza alla riduzione, attraverso riassunti e omissioni (per esempio, di una descrizione geografica, di un racconto di viaggio, di alcune digressioni sugli animali). Non ha l’ambizione di voler rinnovare il testo cavalleresco, né la prosa francese.

Il traduttore del Morgante, invece, fa rientrare questo poema eroicomico originale nei canoni dei «vecchi romanzi» in prosa, mettendo in primo piano la grandezza d’animo e la disfatta di Roncisvalle in una prospettiva più cristiana (per esempio tramite l’aggiunta dell’episodio del battesimo di Morgante e della sua lotta contro gli infedeli), che ha senza dubbio a che vedere con la crociata del 1517-1518 contro i Turchi. La traduzione del testo di Pulci del 1519, anonima, ma sicuramente realizzata da un inglese, è stata oggetto di addirittura dieci ristampe tra Parigi e Lione, di una traduzione in lingua tedesca manoscritta e di una traduzione in spagnolo.

Il traduttore realizza un ulteriore découpage del testo, laddove i canti originali erano eccessivamente lunghi, attua un buon numero di aggiustamenti, e rimuove alcuni episodi poco verosimili (per esempio quello dell’uomo selvaggio). I passi del poema non particolarmente esemplari o appropriati, e gli elementi che sembrano estranei alla tradizione letteraria dei romanzi francesi, vengono anch’essi scartati: le muse e la mitologia antica, i passi sulla cupidigia con risvolto comico, i personaggi eretici, l’episodio di Margutte, gli episodi di magia nera. Inserisce inoltre un’immagine di Carlo Magno più dignitosa, una riflessione sugli adulatori e sui traditori di corte, alcuni passaggi estratti dalle cronache, infine traspone i nomi propri, estratti a piacimento da altri romanzi cavallereschi.

In seguito Montorsi esamina i due «nuovi romanzi» di Boiardo e Ariosto, nelle traduzioni svolte rispettivamente dagli umanisti Jean des Gouttes e Jacques Vincent, che hanno avuto a cuore il rinnovamento della materia cavalleresca, pur aderendo al progetto della difesa dell’uso della lingua francese. Nell’Ariosto, la traduzione sceglie la prosa e la letteralità, con latinismi e neologismi calcati sull’italiano. Solo l’amplificazione della tematica sentimentale è visibile nelle allegorie, di cui Montorsi allega alcuni passi nel testo a fronte.

La traduzione del Boiardo svolta da Jacques Vincent (1549-1550) è stata ristampata tre volte (1574-1577-1578). Uomo di lettere talentuoso ma senza mezzi, aveva cercato una mecenate in Diana di Poitiers, lamentandosi della difficoltà del suo lavoro. Montorsi ha svolto una ricerca importante su questo traduttore, per cui fornisce elementi precisi e inediti sulla sua bibliografia, sulle varie traduzioni svolte in altre lingue, e dimostra con dovizia di particolari che Vincent si è servito di due risorse per la traduzione: la riscrittura di Domenichi e, più spesso, il testo originale di Boiardo. Illustra quindi la rivoluzione linguistica dell’epoca, e il punto di svolta segnato dall’Ariosto. Montorsi realizza inoltre un resoconto di tutte le modifiche, facendo riferimento ad un metodo di traduzione libera, anche se questa affermazione potrebbe risultare vaga. Le modifiche sono studiate scrupolosamente e ordinate in sotto capitoli, in base allo stile e alle principali aree tematiche.

I risultati sono esposti con estremo rigore grazie alla minuziosa conoscenza dei testi italiani: si tratta in primo luogo di un intervento dell’autore più evidente, visibile dallo stile più ricercato, reso tale dalle complicazioni sintattiche, dalla moltiplicazione delle figure retoriche, dall’amplificazione dei termini superlativi, dall’accumulazione, dall’esplicitazione della prosa, adeguandosi in questo modo ad una lingua francese ideale, cioè elegante e ricercata, sul modello della traduzione dell’Amadis. Le aggiunte tematiche riguardano il realismo basato sul principio della verosimiglianza, la mitologia (sul modello delle prefazioni di Du Bellay, o citando il nome di Diana di Poitiers a cui Vincent dedica la sua traduzione) e l’amplificazione tematica amorosa sul modello dei romanzi sentimentali (Vincent aveva già tradotto romanzi di questo tipo). Le omissioni sono legate a una maggiore valorizzazione dell’aspetto cavalleresco, soprattutto di Orlando e di Carlo Magno, che non devono risultare ridicoli né comici, e, infine, a una radicalizzazione pagano-cristiana assente nel testo originale.

Questo lavoro meticoloso e particolarmente documentato mostra in che modo Vincent abbia riscritto l’Orlando innamorato come un nuovo romanzo sentimentale, attraverso una rivalorizzazione eroica e religiosa dei cavalieri, per un pubblico francese. Quest’opera è preziosa sotto vari punti di vista per lo studio inedito delle traduzioni, per le ricerche sociologiche sul pubblico, sulle biblioteche, o ancora per la ricerca di nuove definizioni critiche di un genere vago come quello del romanzo cavalleresco.

Traduction de Francesca Pero

 

Lu 69 fois Dernière modification le dimanche, 03 décembre 2017 12:33