L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

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lundi, 02 décembre 2019 10:22

Décès de François Livi

Jeudi 28 novembre, François Livi nous a quittés. Professeur émérite depuis 2011, co-directeur de la Revue des Etudes Italiennes, il était encore très actif dans le domaine de l'italianisme jusqu'à la fin de l'année dernière lorsqu'il a été frappé par la maladie.

 

Né en 1943, il était devenu professeur à l'UFR d'Italien et Roumain de Paris-Sorbonne en 1986 après avoir enseigné dans les Universités de Dijon, Nanterre et Nancy 2. Grand spécialiste de la littérature symboliste et des avant-gardes, il avait concentré une partie de ses activités de recherche sur les échanges culturels et littéraires entre l'Italie et la France à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Mais d'autres intérêts ont aussi guidé son activité scientifique et notamment la poésie italienne du Moyen Âge. 

Sur le plan institutionnel, il a toujours fait preuve d’un grand dévouement, dirigeant pendant dix ans l’UFR d’Italien et Roumain et l’Equipe Littérature et Culture Italiennes (ELCI) de Paris-Sorbonne avec dynamisme et efficacité.

 

Mais François Livi s'est aussi distingué par son enseignement, d'une rigueur, d'une générosité et d'une richesse incomparables : il a été un maître pour plusieurs générations d'étudiantes et d'étudiants. La rencontre intellectuelle et humaine avec François Livi a déclenché des vocations d'italianistes en France dans des proportions qu'il est difficile de mesurer. Toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de suivre ne serait-ce qu'un cours dispensé par François Livi se souviennent qu'avec une modestie rare, une parfaite intégrité et un humour toujours subtil et bienveillant, cet enseignant hors du commun savait transmettre, sans rien céder aux modes universitaires, sa passion de la littérature, son exigence de précision, son immense culture. Il apprenait à lire, il apprenait à apprendre, il apprenait à enseigner. Sa direction de recherche, ses interventions dans les soutenances, dans les débats, la fidélité de sa participation aux réunions organisées par les jeunes chercheurs leur ont fait connaître un maître à la fois brillant et humble, accessible au doute, passionnément attaché à la recherche et au dialogue.

 

Toujours à l’écoute, bâtisseur, généreux et profondément humaniste, François Livi a fortement marqué toutes celles et tous ceux qui ont travaillé avec lui et qu’il a côtoyés tant à l’université que dans d’autres instances nationales et internationales. C’est une grande figure de l’italianisme qui disparaît.

 

Les obsèques du professeur François Livi auront lieu ce mardi 3 décembre à 10h30 à l’Eglise Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle à Paris.

Lu 1503 fois Dernière modification le lundi, 02 décembre 2019 11:38