L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

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vendredi, 15 septembre 2017 11:40

Parrêsia et civilité entre France et Italie (Renaissance/XVIIe siècle)

Parrêsia et civilité entre France et Italie (Renaissance/XVIIe siècle)

Toulouse, Université Toulouse-Jean Jaurès

Il Laboratorio (EA 4590)

19-20 octobre 2017

Depuis la publication du dernier cours de 1984 de M. Foucault au Collège de France, Le courage de la vérité (Seuil, 2009), centré sur la notion de parrêsia dans l’Antiquité, des travaux ont tenté d’appliquer cette dernière aux littératures de la Première Modernité. On mentionnera notamment à cet égard le récent colloque « Courage de la vérité et écriture de l’histoire » (Organisé par K. Abiven et A. Welfringer les 9 et 10 octobre 2015 à l’Université Paris-Sorbonne, et à paraître dans Littératures classiques en 2017), plus spécifiquement axé sur le « genre » historique du XVIe au XVIIIe siècles. La présente manifestation, point d’aboutissement d’un séminaire de deux ans sur « Langage et civilité France-Italie XVI-XVIIe siècles » au sein de l’axe 2 de Il Laboratorio (EA 4590), se propose de mettre la notion à l’épreuve de la « civilité » telle qu’elle s’épanouit et se transforme entre Italie et France dans une période qui va du Quattrocento à la fin de l’Age classique. Le corpus considéré, à cet égard, sera nécessairement vaste : par-delà les traités de civilité en tant que tels, il pourra s’élargir à d’autres genres connexes comme le dialogue ou le « discours », ou encore le roman voire le théâtre, bref à tous les espaces « littéraires » où se donne à lire d’une façon ou d’une autre cette articulation en apparence problématique entre « civilité » et « parrêsia ». Il y aura lieu ainsi de repérer ce qui peut relever de la parrêsia dans les textes étudiés, que le terme y soit présent ou alors qu’on y rencontre un de ses avatars dans les langues en question (« liberté », « franchise », « franc-parler », « sprezzatura »...), le tout pour caractériser une attitude et une parole qui ne font pas forcément bon ménage avec les formes de sociabilité consensuelles qui s’imposent peu à peu. Entre Italie et France, dans la Cité, les cours puis les salons, s’élabore en effet un « idéal » policé et de la « politesse », au sein duquel les modes « parrêsiastiques » peuvent figurer comme des résistances d’un type de lien social antérieur, ou alors qu’on tente de fondre à l’intérieur de la logique nouvelle.

Voir programme en pièce-jointe

 

Lu 420 fois Dernière modification le vendredi, 22 décembre 2017 11:17