L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

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mardi, 19 septembre 2017 09:09

Antonioni, et après ?

A l'occasion des dix ans de la mort du cinéaste, le colloque "Antonioni, et après ? La postérité de Michelangelo Antonioni, 10 ans après sa disparition (2007-2017)" se déroulera les 28 et 29 septembre prochains, en partie aux Archives Nationales (site Pierrefitte) et en partie au cinéma L'Ecran, à Saint-Denis.

En plus des communications scientifiques proposées par des intervenants issus des études cinématographiques, de la philosophie, des études italiennes ou de l'histoire de l'art, le colloque accueillera également Dominique Païni, commissaire de l'exposition itinérante sur Michelangelo Antonioni, l'écrivain Nicolas Fargues, ainsi que Marc Desgrandchamps, dont l'oeuvre peint résonne avec l'esthétique antonionienne. Une projection de trois courts-métrages d'Antonioni aura lieu au cinéma L'Ecran le jeudi 28 au soir. Il s'agit de trois films rarement projetés en salles : Retour à Lisca Bianca, Le Périlleux enchainement des choses et Le Regard de Michelangelo. Le Périlleux Enchaînement des choses (Il Filo pericoloso delle cose – 2004) 30 min Épisode du film à sketches Eros aux côtés des œuvres de Wong-Kar Waï et de Steven Soderbergh, le film d'Antonioni est tiré de trois nouvelles écrites par le cinéaste. La rencontre des trois personnages, un couple et une jeune femme, sur la côte toscane sert de trame volontairement lâche à un récit libéré de nombreuses contraintes narratives pour construire une ode à la sensualité féminine. Le Regard de Michelangelo (Lo Sguardo di Michelangelo – 2004) 15 min Souvent présenté comme le « film testament » de Michelangelo Antonioni, Le Regard de Michelangelo est avant tout le témoignage sensible d'une rencontre, celle de deux « Michelangelo », et de leurs regards croisés. Dans le silence de la basilique Saint-Pierre-aux-Liens à Rome, une silhouette qui pourrait être celle du cinéaste, se dirige vers le célèbre Moïse sculpté par Michel-Ange. La caméra caresse les plis du drapé et révèle la finesse de la peau marmoréenne. Retour à Lisca Bianca (Ritorno a Lisca Bianca – 1983) 9 min Plus de vingt ans après le tournage de L'Avventura qui voyait Anna, son personnage principal, disparaître inexplicablement sur l'île éolienne de Lisca Bianca, le cinéaste revient sur les lieux de la disparition. La caméra d'Antonioni scrute les rochers arides et les falaises abruptes à la recherche d'une explication, peut-être, mais avant tout des souvenirs d'une quête vaine qui avait vu naître un désir interdit en Claudia et Sandro. Si l'île nue se pare des couleurs que le long métrage de 1960 ne lui permettait pas, elle reste ce paysage obtus qui semble détenir en lui toujours autant d'interrogations et de mystère. Aujourd'hui, tous les personnages ont disparu mais subsistent les traces d'errances et l'écho des voix qui appellent « Anna ! », sans réponse.

Equipe scientifique : Damien Angelloz-Nicoud, Dork Zabunyan, Nicolas Droin, Véronique Buyer

http://www.estca.univ-paris8.fr/index.php/event/colloque-antonioni-et-apres/?instance_id=69

 

Lu 409 fois Dernière modification le vendredi, 22 décembre 2017 11:16