L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

Smaller Default Larger
vendredi, 03 juillet 2015 00:00

Du Tribunal au Livre (et vice versa). Femmes et sorcières dans la littérature italienne (XV-XVI)

Vient de paraître : 

Mirco Bologna, Du Tribunal au Livre (et vice versa). Femmes et sorcières dans la littérature italienne (XVe-XVIe siècles),

Saint-Etienne, PUSE, 2015, 252 p.

(35 euros)

 

Après la promulgation en 1484, de la bulle Summis desiderantibus affectibus par le pape Innocent VIII, les sorcières deviennent le bouc émissaire idéal pour exorciser les maux de la société et les figures choisies par certains écrivains pour incarner les ennemis des paladins chrétiens.

Sensible aux questions de la magie noire et de la sorcellerie, la littérature italienne des XVe et XVIe siècles aborde le motif de la nature diabolique des prétendues sorcières. Les développements de ce sujet dans le poème chevaleresque et héroï-comique sont directement liés à l'opposition entre l'exercice de l'autorité et la rébellion contre les figures concrètes et les structures abstraites qui détiennent le pouvoir.

À travers l'analyse de certains poèmes – le Morgante de Luigi Pulci, le Roland Furieux de l'Arioste ou le Baldus de Teofilo Folengo –, nous entendons montrer que les topoï traditionnellement associés à la sorcellerie influencent profondément ce genre littéraire, qui est l'un des plus politisés de la Renaissance italienne. 

 

Lu 1156 fois Dernière modification le samedi, 03 octobre 2015 14:25