L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

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jeudi, 02 décembre 2021 15:14

Parution: Ce que la musique fait à l'hypnose. Une relation spectaculaire au XIXe siècle

Céline Frigau Manning, Ce que la musique fait à l'hypnose. Une relation spectaculaire au XIXe siècle, Dijon, les presses du réel, 2021.

384 p. (ill.), 28.00 €, ISBN : 978-2-37896-174-9.

« Indifférente à la musique que l'on joue, jusqu'au moment où je saisis son regard, elle se lève alors brusquement pour exécuter, comme un automate, les suggestions musicales. »

 

Lorsqu'en 1900 le colonel de Rochas écrit ces mots, « l'extase sous l'influence de la musique » est un phénomène depuis longtemps constaté. C'est même, tout au long du XIXe siècle, une performance appréciée que médecins et magnétiseurs répètent à l'envi. Au même moment, des observateurs expliquent par l'hypnose les pratiques des tarentulés du Sud de l'Italie ou des Aïssaoua du Maghreb. Et plus tard dans le siècle, des psychiatres convoquent l'hypnose pour traiter des pathologies qu'ils identifient comme spécifiquement musicales.Ce livre s'engage dans le domaine encore inexploré des relations entre hypnose, musique et sciences médicales au XIXe siècle. Il soulève ainsi des questions au cœur des préoccupations de l'époque mais aussi de notre temps : comment prendre en charge la douleur lorsque la médecine n'y parvient plus ? La musique peut-elle favoriser le dépassement des capacités humaines ? Et le spectacle que suscite l'hypnose musicale, fécond pour l'expérimentation scientifique, relève-t-il de l'œuvre esthétique ?En relançant les jeux de fascination réciproque entre monde des sciences et monde de l'art, la musique associée à l'hypnose - qu'il s'agisse de celle de Verdi, Wagner ou Chopin - invite à repenser nos relations à la douleur, à la sexualité ou à la spiritualité. Ce qui se joue alors, c'est une vaste réflexion sur la construction de la connaissance et les limites de la raison, déployée dans un registre spectaculaire où la musique ne vaut pas seulement comme phénomène sonore, mais favorise l'émergence d'un environnement sensoriel et d'un imaginaire puissants.   Introduction et sommaire disponibles sur le site de l'éditeur: https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=8552&menu=0   Image de couverture d'après Fred Boissonnas, « Miserere du Trouvère », in Émile Magnin, L’Art et l’Hypnose, Genève, Atar ; Paris, Félix Alcan, 1906, p. 183.

 

 
Lu 151 fois Dernière modification le vendredi, 03 décembre 2021 08:17