Smaller Default Larger
mardi, 24 mars 2015 00:00

Dante Pirovano, Il Dolce Stil Novo

Dante, Pirovano,  Il dolce stil novo, Roma, Salerno Editrice, 2014, 360p.Cela pouvait paraître une gageure que de se risquer à écrire encore sur la poésie italienne des origines sans répéter ce qui a déjà été dit des centaines de fois, mais, après sa splendide présentation en 2012 des Poeti del dolce stil novo (Poeti del Dolce stil novo, a cura di D. Pirovano, Roma, Salerno Editrice, [« I Diamanti »] 2012, pp. XLVIII-800), Donato Pirovano réussit avec ce nouveau livre, Il dolce stil novo, monographie sur le dolce stil novo, un coup de maître. Il s’agit sans doute là pour le moins d’un instrument de travail des plus appréciables, qui se présente comme un état des lieux sur la question du dolce stil novo, mais qui est loin de n’être que cela ; Donato Pirovano s’y fait le médiateur entre les diverses voix célèbres qui se sont hasardées à parler de ce sujet.

De Francesco De Sanctis (Storia della letteratura italiana, 1870) à Guido Favati (Inchiesta sul dolce stil novo, 1948) ou encore Mario Marti (Sullo “stil novo” e sugli stilnovisti : linee della problematica recente), Donato Pirovano ne se contente pas de parler d’une voix neutre et pacifique au sein de querelles d’universitaires et d’intellectuels repliés sur leur monde, mais propose de manière claire et distincte (car ce sont bien là les vertus premières de son style jamais ampoulé et toujours accessible à tout un chacun) des idées qui lui sont propres, neuves de surcroît, allant jusqu’à souhaiter une relecture de l’ensemble de la poésie de la fin du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle (« Ammessa la leggittimità della revisione [...] un nuovo canone potrà nascere in seguito ad una riscrittura integrale della storia della lirica del ‘200 e del primo ‘300 », p. 332). Car c’est là ce que ce livre rappelle avant tout avec force et véhémence : à savoir que le propre des grands textes littéraires est de susciter toujours une glose, un péri-texte, voire un méta-texte sans cesse renouvelés, réinventés ; de faire toujours émerger des textes « à-côté, sur ». Or, par cette nouvelle monographie, véritable summa, Donato Pirovano prend garde de se tenir toujours sur le seuil non seulement de certains grands textes (comme il l’avait déjà fait avec Poeti del Dolce stil novo), mais de proposer une perspective de lecture d’une littérature tout entière, d’un monde d’hommes et de livres auquel il nous introduit, il nous ouvre la voie ; il est donc pour le lecteur un guide indispensable et salvateur dans la foultitude des commentaires sur le dolce stil novo, tel un Virgile pour Dante, il éclaire la voie de celui qui veut s’aventurer dans la lecture de la poésie des Origines, tout autant qu’il l’explique à celui qui la connaît déjà et qu’il en débat avec ceux qui sont ses pairs. En somme, outre sa clarté et la concision de son style, ce livre est remarquable avant tout par sa capacité à s’adresser à tous, mais il est aussi remarquable en tant qu’instrument de travail, mine d’informations ; le labeur remarquable de l’auteur transparaît dans les notes abondantes en bas de page et dans la bibliographie (qu’avec sa modestie habituelle il se contente de qualifier d’« essentielle »), on y trouve enfin un index des noms très détaillé et précis.Mais venons-en au propos central. Il s’agit, on l’a compris, de revisiter l’épineuse question de l’école du dolce stil novo et du canon des auteurs qui la composent. Afin de mener une enquête précise l’auteur revient sur ceux qui l’on précédé et, menant d’une main de maître une argumentation serrée pour chercher les points aveugles, obscurs des livres des divers commentateurs traditionnels (opération dont on comprend bien qu’elle vise à éviter les polémiques partisanes), il reformule clairement les problèmes du canon et de l’existence de l’école du dolce stil novo. Il s’agit en somme de mettre en lumière ces textes que les gloses n’ont cessé d’« embuer ». Car c’est l’éducation littéraire tout entière de l’italien lambda que ce livre remet en cause, indiquant que ces textes du dolce stil novo qui ont bercé notre enfance et notre jeunesse littéraire ne peuvent peut-être pas être présentés de nos jours comme ils l’ont souvent été dans les manuels scolaires avec lesquels nous avons étudié.Partant de la définition de l’école par Francesco De Sanctis dans sa Storia della letteratura italiana, fondée sur le célèbre vers du Purgatoire XXIV, 57 « di qua dal dolce stil novo ch’i’odo », il rappelle d’emblée que cette identification d’un groupe de poètes de la fin du XIIIe siècle et du début du XIVe  siècle comme appartenant à une école du dolce stil novo a toujours été problème.De ce constat premier et simple, on serait tenté de dire évident (si seulement nous avions su le voir sans que l’on nous l’indique…), découle l’ensemble du livre dont la structure alterne savamment des moments d’analyse problématique conceptuelle et des périodes de débat d’histoire littéraire et de recherche au sein même des textes (dont diverses versions sont toujours proposées, ce qui n’est pas sans souligner le caractère non dogmatique et proprement zététique de l’ouvrage). Ainsi, le livre s’ouvre-t-il par un chapitre consacré à l’histoire du concept du dolce stil novo (« Dolce stil novo : un discusso concetto storiografico »), où l’auteur pose les questions suivantes : est-il licite d’utiliser les vers dantesques de l’épisode du chant XXIV du Purgatoire pour une reconstruction historico-littéraire, pour établir a posteriori un concept explicatif historiciste ? Est-il possible d’étendre cette définition d’un style (dont il n’est pas même certain qu’elle puisse s’appliquer à tous les textes de Dante lui-même) à un ensemble d’autres poètes contemporains dont on pourrait aller jusqu’à supposer qu’ils forment une école mais dont les querelles intestines tendraient à prouver le contraire ? Dante, dans cette définition d’un style, est-il réellement impartial ou son idée d’un dolce stil novo n’est-elle qu’une arme dans une compétition littéraire ? Et enfin, à supposer qu’un groupe de stilnovisti puisse exister, qui sont-ils ?Les chapitres suivants (II-III-IV) s’attachent à apporter une réponse à ces questions, en proposant tout d’abord une analyse des textes de Dante lui-même, dans son débat avec Bonagiunta, puis avec Guido Guinizzelli (sans oublier le rôle des intermédiaires que sont Virgile et Arnault dans ces conversations sur la poésie) et, remontant des poèmes aux textes théoriques (dont il analyse jusqu’aux absences) Donato Pirovano se penche non pas directement sur le De vulgari eloquentia mais sur ce qu’en a dit la critique, montrant là encore comment la glose, les commentaires ont obscurci le texte, et il applique la même méthode à la Vita nuova. Ce cheminement à rebours (chronologique mais aussi à rebours des habitudes de la critique traditionnelle) est le propre d’une pensée critique précise qui s’attache à cerner le sens exact des textes plutôt qu’à en alimenter la polémique idéologique parfois déclenchée par des lectures contradictoires. Il se penche ensuite sur les rapports entre l’ancien et le nouveau style dans une analyse pas à pas des rapports entre Bonagiunta et Guinizelli puis de ce dernier avec Cavalcanti puis de Cavalcanti avec Guittone et Guido Orlandi, multipliant les enchâssements il s’astreint au tissage clair et complexe de toutes les relations entre les divers auteurs du canon. Il parvient ainsi à élaborer le tableau problématique de la supposée école du dolce stil novo en en précisant les caractéristiques stylistiques et thématiques principales : un répertoire métrique étroit (chanson, sonnet, ballade), un style limpide et transparent, un thème unique : l’amour, un public choisi sur le plan éthique et doué d’une certaine sensibilité, Guittone comme anti-modèle. Mais Donato Pirovano choisit plutôt de relier les divers poètes paradoxalement en ce qu’ils tachent toujours de se distinguer l’un de l’autre ; plus qu’une école, il s’agit d’une série de fortes personnalités reliées les unes aux autres par une sorte de « topos du dépassement », que l’on pourrait indiquer comme une sorte de concurrence, de compétition où l’autre est indispensable pour cum-currere et que de ce fait l’on reconnaît comme son pair mais dont on refuse toujours de faire, si ce n’est son semblable, certainement son alter ego.Le cinquième chapitre est d’ailleurs symptomatique de cette approche particulière puisqu’il est consacré à la tradition des manuscrits, codex, pinceps, anciennes éditions, etc. du dolce stil novo, et l’on voit bien comment l’approche est un dépassement double qui se déploie à rebours : d’un côté, elle part du texte littéraire même avant de lire les textes théoriques des stilnovisti et d’un autre côté, elle part de l’histoire des commentaires de ces textes pour vérifier s’ils coïncident avec les propos des auteurs eux-mêmes, mettant aussi bien à l’épreuve l’honnêteté intellectuelle des auteurs et celle de leurs commentateurs.Les trois chapitres suivants (VI-VII-VIII) s’attachent enfin aux trois autres protagonistes de cet événement formidable, sui generis, qu’est le dolce stil novo dans la littérature italienne : Guido Guinizelli, Guido Cavalcanti, Cino da Pistoia. Mais Donato Pirovano n’en oublie pas pour autant ceux que le canon a classés comme des « mineurs » auxquels il consacre un chapitre entier (l’avant-dernier).Enfin, dans le dernier chapitre, Donato Pirovano prend explicitement position en faveur d’une relecture du canon classique, puisqu’il l’intitule Ai margini del Dolce stil novo. Per un nuovo canone ; mais, cette relecture n’est somme toute pas excessivement moderne dans le débat scientifique d’aujourd’hui ; elle s’inscrit dans la continuité de la remise en question de ce qui est « classique » par rapport à ce qui est « canonique » en Italie, débat auquel Italo Calvino ouvrait déjà la voie dans son texte magistral Perché leggere i classici ?

Aristeo Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Poteva sembrare impossibile scrivere ancora sulla poesia italiana delle origini senza ripetere ciò che già è stato detto centinaia di volte, ma, dopo la sua spelndida presentazione del 2012 dei Poeti del dolce stil novo (Poeti del Dolce stil novo, a cura di D. Pirovano, Roma, Salerno Editrice, [« I Diamanti »] 2012, pp. XLVIII-800), Donato Pirovano colpisce ancora magnificamente con questa sua monografia sul dolce stil novo. Si tratta senza dubbio al meno di uno strumento di lavoro dei più apprezzabili, che ricapitola le risposte alla questione del dolce stil novo, ma che è lungi dall’essere solo un bel riassunto; Donato Pirovano vi diventa mediatore fra le varie voci celebri che si sono arrischiate a parlare del tema. Da Francesco De Sanctis (Storia della letteratura italiana, 1870) a Guido Favati (Inchiesta sul dolce stil novo, 1948) o ancora a Mario Marti (Sullo “stil novo” e sugli stilnovisti : linee della problematica recente), Donato Pirovano non si accontenta di parlare con voce neutrale e pacifica in mezzo a dispute di accademici e d’intellettuali rinchiusi nel loro mondo, ma propone in modo chiaro e preciso (dato che sono proprio queste le qualità principali del suo stile mai ampolloso e sempre accessibile ad ognuno) le sue proprie idee, per giunta nuove, spingendosi fino a promuovere una rilettura dell’insieme della poesia del ‘200 e dell’inizio del ‘300 (« Ammessa la leggittimità della revisione [...] un nuovo canone potrà nascere in seguito ad una riscrittura integrale della storia della lirica del ‘200 e del primo ‘300 », p. 332). Perché è appunto ciò che questo libro ricorda innanzi tutto con forza e veemenza : ovvero che la caratteristica dei grandi testi letterari è di suscitare sempre un’esegesi, un peri-testo, e persino un metatesto sempre rinnovati, re-inventati ; di far sempre emergere dei testi « accanto, sopra ». Ma, per questa nuova monografia, vera e propria summa, Donato Pirovano ha sempre cura di stare sulla soglia non solo di certi grandi testi (come aveva fatto con Poeti del Dolce stil novo), ma propone anche una prospettiva di lettura ad un’intera letteratura, a un mondo di uomini e di libri nel quale ci introduce, ci fa strada ; è quindi per il lettore una guida indispensabile e salvatrice nell’immensità dei commenti sul dolce stil novo, come un Virgilio per Dante, non solo illumina la via per chi vuole avventurarsi nella lettura della poesia delle Origini, ma anche spiega la detta via a chi già la conosce e ne dibatte con coloro che sono i suoi pari. Insomma, oltre la chiarezza e la concisione del suo stile, questo libro è notevole innanzi tutto per la sua capacità a rivolgersi a tutti, ma è anche notevole come strumento di lavoro, miniera di informazioni ; la fatica notevole dell’autore traspare nelle abbondanti note a piè di pagina e nella bibliografia (che con la sua solita modestia l’autore si accontenta di qualificare di « essenziale »), in fine vi è un indice dei nomi molto dettagliato e preciso.Ma veniamo al punto centrale. Si tratta, si è capito, di ripensare l’ardua questione della scuola del dolce stil novo e del canone degli autori che la compongono. Per fare un’inchiesta precisa l’autore rilegge coloro che lo hanno preceduto e, svilippa con maestria un’argomentazione serrata per cercare i punti « ciechi », oscuri dei libri dei vari commentatori tradizionali (operazione della quale ben si capisce che mira a evitare le polemiche di parte), riformula chiaramente i problemi del canone e dell’esistenza di una scuola de dolce stil novo. Si tratta insomma di far luce su questi testi che le esegesi non hanno smesso di appannare. Infatti è l’intera educazione letteraria dell’italiano medio che questo libro rimette in causa nell’indicare che questi testi del dolce stil novo che hanno cullato la nostra infanzia e la nostra gioventù letteraria forse non possono essere presentati al giorno d’oggi come lo sono spesso stati  nei libri di testo su cui abbiamo studiato.Partendo dalla definizione della scuola di Francesco De sanctis nella sua Storia della letteratura italiana, basata sul celeberrimo verso di Purgatorio XXIV, 57 « di qua dal dolce stil novo ch’i’odo », l’autore ricorda già dall’inizio che questa identificazione di un gruppo di poeti della fine del ‘200 e all’inizio del ‘300 come appartenenti ad una scuola del dolce stil novo è sempre stata un problema.Da questa prima e semplice costatazione, verrebbe da dire ovvia (se solo fossimo stati capaci di vederla senza che ce l’indicassero…), nasce l’insieme del libro la cui struttura alterna brillantemente momenti di analisi problematica e concettuale e periodi di dibattito di storia letteraria e di ricerca nel cuore stesso dei testi (dei quali varie versioni vengono sempre proposte, ciò che certamente sta a sottolineare il carattere non dogmatico e propriamente zetetico del libro). Sicché il libro inizia con un capitolo dedicato alla storia del concetto di dolce stil novo (« Dolce stil novo : un discusso concetto storiografico »), in cui l’autore pone le seguenti domande : è lecito usare i versi danteschi dell’episodio di Purgatorio, XXIV per una ricostruzione storico-letteraria, per stabilire a posteriori un concetto di spiegazione storicista ? E’ possibile allargare questa definizione di uno stile (del quale non è neppure certo che possa essere applicata all’insieme dei testi di Dante stesso) ad un insieme di altri poeti contemporanei del quale si potrebbe persino supporre che formino una scuola ma le cui controversie interne tendono a provare il contrario ? Dante, in questa stessa definizione di uno stile, è davvero imparziale o la sua idea di un dolce stil novo è solo un’arma in una competizione letteraria ? E, infine, supponendo che possa esistere un gruppo di stilnovisti, chi sono ?I capitoli successivi (II-III-IV) tentano di dare una risposta a codeste domande, proponendo innanzi tutto un’analisi dei testi dello stesso Dante che riguardano il suo dibattito con Bonagiunta, poi quello con Guido Guinizzellli (senza scordare il ruolo degli intermediari che sono Virgilio e Arnault in queste conversazioni sulla poesia) e, risalendo dalle poesie ai testi teorici (dei quali l’autore analizza persino le assenze) Donato Pirovano non s’interessa direttmente al De vulgari eloquentia ma a ciò che ne ha detto la critica, mostrando ancora una volta come l’esegesi, i commenti, hanno reso più oscuro il testo, ed applica lo stesso metodo alla Vita nuova. Questa via percorsa a ritroso (cronologicamente ma anche rispetto alle abitudini della critica tradizionale) è caratteristica di un pensiero critico preciso che si sforza di cogliere il senso esatto dei testi anziché alimentare la polemica ideologica a volte scatenata da letture contradditorie. Si interessa poi ai rapporti tra il vecchio e il nuovo stile in un’analisi passo passo dei rapporti tra Bonagiunta e Guinizelli poi fra quest’ultimo e Cavalcanti poi fra Cavalcanti e Guittone e Guido Orlandi, molteplicando i concatenamenti egli si accinge alla tessitura chiara e complessa di tutte le relazioni fra i vari autori del canone. Giunge così a elaborare il dipinto problematico della presunta scuola del dolce stil novo precisandone le caratteristiche stilistiche e tematiche principali : uno stretto repertorio metrico (canzone, sonetto, ballata), uno stile limpido e trasparente, un unico tema : l’amore, un pubblico scelto sul piano etico e dotato di una certa sensibilità, e infine Guittone come anti-modello. Ma Donato Pirovano sceglie piuttosto di legare i vari poeti paradossalmente in quanto essi cercano sempre di distinguersi gli uni dagli altri ; piuttosto che una scuola trattasi di una serie di forti personalità legate le une alle altre da una specie di « topos del superamento », che si potrebbe indicare come una specie di concorrenza, di competizione in cui l’altro è indispensabile per cum-currere e che per ciò viene riconosciuto come un coetaneo ma del quale sempre ci si rifiuta di fare se non il suo simile di certo un suo alter-ego.Il quinto capitolo è appunto sintomantico di quest’approccio particolare dato che è dedicato alla tradizione dei manoscritti, codex, princeps, antiche edizioni, ecc. del dolce stil novo, e ben si vede come l’approccio sia un superamento doppio che si dispiega a ritroso : da un lato esso trae spunto dal testo letterario stesso anche prima di leggere i testi teorici degli stilnovisti, e da un altro lato esso inizia dalla storia dei commenti di questi testi per verificare se coincidano con le parole degli autori stessi, mettendo alla prova ugualmente l’onestà intellettuale degli autori e quella dei loro commentatori.I tre capitoli successivi (VI-VII-VIII) s’interessano in fine agli altri tre protagonisti di questo evento formidabile, sui generis, che è il dolce stil novo nella letteratura italiana: Guido Guinizelli, Guido Cavalcanti, Cino da Pistoia. Ma ciò nonostante Donato Pirovano non scorda coloro che il canone ha classificato come « minori » ai quali egli dedica un’intero capitolo (il penultimo).In fine, nell’ultimo capitolo Donato Pirovano si dichiara in modo esplicito a favore di una rilettura del canone classico, dato che lo intitola Ai margini del Dolce stil novo. Per un nuovo canone; ma tutto sommato questa rilettura non è poi eccessivamente moderna nel dibattito scientifico odierno ; si iscrive nella continuità di una rimessa in causa di ciò che è « classico » rispetto a ciò che è « canonico » in Italia, dibattito al quale faceva già strada Italo Calvino nel suo testo magistrale Perché leggere i classici?

Aristeo Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lu 4692 fois Dernière modification le jeudi, 14 mai 2015 10:41