L'alégorie du bon gouvernement est fresque faisant partie d'une série peinte par d'Ambrogio Lorenzetti et placées sur les murs de la Sala dei Nove (la salle des Neuf) ou Sala della Pace (salle de la Paix) du Palazzo Pubblico de Sienne

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Chères Collègues,

Chers Collègues,

Vous trouverez par ce lien, le texte de notre pétition publié le vendredi 19 avril dans le journal "L'Humanité".

https://www.humanite.fr/un-appel-pour-lenseignement-de-litalien-en-france-faut-il-retirer-la-joconde-du-louvre-671117 

 

Léonard de Vinci s’est éteint en France, à Amboise voilà 500 ans, le 2 mai 1519. Les histoires de France et d’Italie sont étroitement liées depuis bien longtemps et l’amitié franco-italienne est tout autant le fruit de l’histoire culturelle de nos deux nations que de leurs fructueux échanges économiques : l’Italie est en effet encore et toujours le 2e partenaire économique de la France. Pourtant, l’enseignement de l’italien en France est frappé de plein fouet par la nouvelle réforme du lycée qui bouleverse l’enseignement des LV3, et le nombre de postes mis au concours connaît depuis deux années une chute historique : en deux ans, à l’agrégation externe ce nombre a été divisé par deux (avec 5 postes seulement en 2019), et celui du Capes externe est passé de 28 à 16. Il était encore de 35 en 2016, 2015, 2014, et de 64 en 2013. Aucune autre langue vivante, dans la même période, n’a subi des amputations aussi violentes, mettant en péril l’existence même d’un réseau disciplinaire jusque-là voué à satisfaire une demande qui ne décroît pas. Cet effondrement du nombre de postes ne correspond donc à aucune désaffection des jeunes Français pour l'italien ; cette politique vexatoire ne reflète en rien la situation sur le terrain, mais anticipe peut-être la programmation de la fin de l'enseignement d'une troisième Langue Vivante qui constitue le vivier de l’italien en France. 

Nous, signataires de ce texte, femmes et hommes attaché.e.s plus que jamais à l’amitié franco-italienne, convaincu.e.s qu’elle doit être soutenue politiquement, car elle est cruciale pour le destin de l’Europe, exigeons un geste fort du Ministère de l’Éducation Nationale, à savoir le rétablissement d’un nombre de postes qui pérennise l’enseignement de l’italien (au moins 12 à l’agrégation externe, 35 au Capes externe), et un plan d’accompagnement de la réforme en faveur de l’italien comme langue de spécialité. Nous demandons aussi qu’on mette fin aux zones blanches et que l’italien soit proposé dans des établissements de l’enseignement public de tous les départements français : les effectifs de débutants explosent dans les Universités, car les étudiants n’ont pas eu la possibilité d’apprendre la langue de leur choix au collège ou au lycée.

Laisser dépérir l’enseignement de l’italien en France est aussi insensé que d'ôter la Joconde des collections du Louvre, que de bannir Dante, Machiavel, Galilée, Verdi ou Eco de notre patrimoine culturel. Détruire l’enseignement de l’italien en France revient à effacer une partie de l’histoire et de la richesse de la France, à briser les liens précieux qui unissent depuis toujours les deux pays : l’amitié entre la France et l’Italie est une nécessité vitale, et la culture en est le cœur.

 

 

Ritirare la Gioconda dalle collezioni del Louvre ?

 

Leonardo da Vinci è morto in Francia, a Amboise, 500 anni fa, il 2 maggio del 1519. La storia della Francia e quella dell’Italia sono strettamente legate da moltissimo tempo, e l’amicizia franco-italiana è il risultato non solo dei fecondi scambi economici tra i due paesi, ma anche della loro storia culturale. Se l’Italia continua ad essere il secondo partner commerciale della Francia, l’insegnamento dell’italiano in Francia è però colpito molto severamente dalla nuova riforma del liceo, che scombussola l’insegnamento di una terza lingua vivente. Inoltre, il numero dei posti messi a concorso conosce da un paio d’anni una caduta senza precedenti: negli ultimi due anni, all’agrégation esterna questo numero è stato dimezzato (con soli 5 posti nel 2019), e quello del Capes esterno è passato da 28 a 16. I posti erano ancora 35 nel 2016, 2015, 2014, e 64 nel 2013. Nessun’altra lingua vivente, nello stesso periodo, ha subito amputazioni tanto violente, che mettono in pericolo l’esistenza stessa di una rete disciplinare fin là destinata a soddisfare una domanda che non sta invece diminuendo. Questo crollo del numero di posti non corrisponde dunque a nessuna disaffezione dei giovani francesi per la lingua italiana; questa politica vessatoria non riflette in nulla la situazione sul terreno, ma anticipa forse la programmazione della fine dell’insegnamento di una terza lingua, che costituisce il vivaio dell’italiano in Francia. 

Noi, firmatari di questo testo, donne e uomini affezionati più che mai all’amicizia franco-italiana, convinti che essa deve essere sostenuta politicamente poiché essa è cruciale per il destino dell’Europa, esigiamo un gesto forte da parte del Ministero dell’Éducation Nationale, cioè il ristabilimento di un numero di posti tale da consolidare l’insegnamento dell’italiano (almeno 12 all’agrégation esterna, 35 al Capes esterno), e un progetto di accompagnamento della riforma in favore dell’italiano come lingua di specialità. Chiediamo anche che si metta fine alla politica di eccessiva concentrazione geografica dell’insegnamento dell’italiano e che esso sia proposto nelle scuole pubbliche di ogni dipartimento francese: il numero degli studenti che vogliono cominciare l’italiano all’università è in fortissima crescita, poiché questi studenti non hanno avuto la possibilità di studiare alla scuola media o al liceo la lingua che avrebbero voluto scegliere. 

Lasciar morire l’insegnamento dell’italiano in Francia è tanto insensato quanto ritirare la Gioconda dalle collezioni del Louvre, o espungere Dante, Machiavelli, Galileo, Verdi o Eco dal nostro patrimonio culturale. Distruggere l’insegnamento dell’italiano in Francia significa cancellare una parte della storia e della ricchezza della Francia, spezzare i legami preziosi che uniscono da sempre i due paesi: l’amicizia tra Francia e Italia è una necessità vitale, e la cultura ne è il cuore pulsante. 

 

 

 

Corrado AUGIAS, Jeanne BALIBAR, Julie BERTUCCELLI, Gianni BIONDILLO, Françoise BRUN, Graziella BONANSEA, Lucia CALAMARO, Andrea CAMILLERI, Luciano CANFORA, Ascanio CELESTINI, Annie CHAZAL Françoise CIMAZ, Yves CITTON, François CIVIL, Emma DANTE, René DE CECCATTY, Jacques DALARUN, Gérard DARMON, Daria DEFLORIAN, Thomas DUTRONC, Mathias ENARD, Davide ENIA, Paolo FABBRI, Jean-Pierre FERRINI, Roberto FERRUCCI, Elvira FROSINI et Daniele TIMPANO, Julie GAYET, Carlo GINZBURG, Lisa GINZBURG Eugène GREEN, Stéphane GUILLON, Claude HAGEGE, Giorgio INAUDI, François KOLTES, Luigi LA ROSA, Marc LAZAR, Salvatore MAIRA, Dacia MARAINI, Jean-Yves MASSON, Pierre MICHON, Andrea MOLESINI, Antonio MORESCO, Hilaire MULTON, Florence NOIVILLE, Michel ORCEL, Jean-Baptiste PARA, Michel PASTOUREAU, Raphaêlle PAUPERT-BORNE, Ernest PIGNON ERNEST, Daniel PERSONNAZ, Hélène PERSONNAZ, Micheline PERSONNAZ, Renaud PERSONNAZ, Jérôme PRIEUR, Lina PROSA, Francesco RANDAZZO, Vincent RAYNAUD, Ryoko SEKIGUCHI, Raffaele SIMONE, Antonio TAGLIARINI, Valerio VARESI, Yves, VERHOEVEN, Catherine VIRLOUVET…

 

Et aussi Susanna BARSELLA (Univ. Fordham, New-York), Johannes BARTUSCHAT (Univ. de Zurich), Pietro BENZONI (Univ. de Pavie), Alain BIDEAU (Président de l'Association des Germanistes de l'Enseignement Supérieur), Michele CANONICA (Président de la Dante/Paris), Barbara CARNEVALI (Ehess), Enrico CASTALDI, Philippe COMTE (Président de l'Association Française des Russisants), Jean-François COURTINE (IUF), Michèle CROGIEZ LABARTHE (Univ. de Berne), Alain GRAS (Ancien Directeur de l’École Française de Rome), Lynda DEMATTEO (Ehess), Ludwig FESENMEIER (Univ. de Nuremberg), Giampaolo FONTANA (Univ. de Roma Tre), Silvia FINZI (Univ de la Manouda, Tunis), Laurent GERBIER (CESR de Tours), Anna GIAUFRET (Univ. de Gênes), Antonio di GRADO (Univ. de Catane), Niel HARRIS (Univ. d'Udine), Yves HERSANT (Ehess), Annick HORIUCHI (Présidente de la Société Française des Études Japonaises), Danièle JAMES-RAOUL (IUF), Elzbieta JAMROZIK (Univ. de Varsovie), Josette JUANICO (Présidente de la FNAI), Jean-Marc de LA SABLIERE (Ambassadeur de France), Marielle MACE (Ehess), C. MARAZZINI (Président de l'Académie de la Crusca), Monica MICHLIN ( Présidente de la Société des Études Américaines), Paolo MODUGNO (Sciences Po.), Alessandra MONTALBANO (Univ. d'Alabama), François MOUREAU (Paris-Sorbonne), Franck NEVEU (Sorbonne-Université), Ivano PACCAGNELLA (Univ. de Padoue), Matteo PALUMBO (univ. de Naples, Federico II)), Giuseppe PATOTA (Univ. de Sienne), Anne PIÉJUS (Directrice de Recherche, CNRS), Giandomenico PILUSO (Univ. de sienne), Manuela PINTO (Univ. d'Utrecht), Aniello PLACIDO, Bérengère POLETTI (Députée des Ardennes), Roland RECHT (Collège de France), Stéphane SALVETAT (Président du Syndicat des Transitaires de Marseille Fos et sa région), Lucinda SPERA (Univ. per Stranieri de Pérouse), Dolores STEINMAN (Univ. de Toronto), Franco TOMASI (Univ. de Padoue), Dominique VALERIAN (Président de la Société des Historiens Médiévistes de l'Enseignement Supérieur Public), Carmen VAN DER BERGH (Univ. de Leiden), Alessandro VETTORI (Univ. Rutgers, New Jersey), Ugo VIGNUZZI (Univ. de Rome, La Sapienza)…

 

Le Bureau de la SIES : Jean Luc NARDONE, Président, Université de Toulouse - Céline FRIGAU MANNING, Vice-Présidente, Université Paris 8 - Sylvain TROUSSELARD, Vice-Président, Université Lumière-Lyon 2 - Alessandro GIACONE, Secrétaire, Université des Alpes - Francesca BELVISO, Secrétaire adjointe, Université de Picardie - Edwige COMOY FUSARO, Trésorière, Université de Nice Sophia Antipolis - Serge MILAN, Trésorier adjoint, Université de Nice Sophia Antipolis.

 

 

Le Comité de la SIES : Tania COLLANI, Université de Haute-Alsace - Elisabetta SIMONETTA, Université de Paris III–Saint Denis - Massimo LUCARELLI, Université de Savoie - Célia BUSSI - Céline PRUVOST, Université d'Amiens - Fabrice DE POLI, Université de Savoie - Cristina VIGNALI, Université de Savoie - Elisabeth KERTESZ-VIAL (Commission tripartite) - Sabina CIMINARI (Commission tripartite) - Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Giuseppe BARDASCINO, Université de Rouen - Sophie NEZRI-DUFOUR, Aix-Marseille Université

 

Les délégués de la SIES : J.-L. NARDONE (Université Toulouse II Jean Jaurès), S. AMRANI (Université Paris 3), L. BAGINI (Université de Poitiers), D. BISCONTI (Université Clermont auvergne), I. CHIONNE (Université de Nantes), S. CIMINARI (Université Montpellier 3  Paul Valéry), T. COLLANI (Université de Mulhouse), C. COLLOMP (Aix-Marseille Université), R. DESCENDRE (ENS Lyon), V. D’ORLANDO (Université Caen Normandie), L. FOURNIER (Université Paris 8), M. JORBA (INU Champollion Albi), F. LANDRON (Université de Corse Pasquale Paoli), C. LASTRAIOLI (CESR Tours), C. LE LAY (Université Lyon « ), M. LUCARELLI (Université de Savoie Mont Blanc), B. MEAZZI (Université Côte d'Azur), Ch. MILESCHI (Université Paris Nanterre), E. MONTEL (Université de Lorraine), M. NOTA (Université de Bourgogne), C. PANZERA (Université Bordeaux III Montaigne), M. PAOLI (Université de Picardie Jules Verne), A. ROBIN, (Université de Lille), E. SANTALENA (Université Grenoble Alpes), F. SPAGNOLI (Université de Franche-Comté), S. TROUSSELARD (Université Lumière-Lyon 2), I. VIOLANTE (Université Paris I Panthéon Sorbonne), C. ZUDINI (Université de Rennes 2)

 

Pour l’heure et malgré nos tentatives réitérées, M. BLANQUER et son Ministère n’ont pas jugé bon de nous recevoir…

 

Signer la pétition : https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-faut-il-retirer-la-joconde-des-collections-du-louvre 

 

mercredi, 11 septembre 2013 10:12

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